Aller au contenu

Commandez avant 11 h, retrait cet après-midi

Depuis 1998

Vingt-huit ans, un seul levain.

Il a commencé dans un pot à confiture. Il est encore là.

Le commencement

Une boutique de douze mètres carrés.

Léa a racheté l'ancienne épicerie de la rue des Tilleuls et l'a ouverte en boulangerie un mardi de novembre 1998. Un four d'occasion contre le mur du fond, douze mètres carrés de boutique, et neuf pains vendus le premier jour.

Le levain de ce mardi-là était né trois semaines plus tôt dans un pot à confiture, avec de la farine de seigle et de l'eau du robinet. On le nourrit encore tous les matins. C'est la seule chose ici qui n'ait jamais changé.

Le geste n'a pas changé depuis 1998.
  1. 1998 Léa ouvre le fournil rue des Tilleuls.
  2. 2009 Le four à bois remplace l'électrique.
  3. 2018 Farine de meule partout, dernier additif sorti.
  4. Aujourd'hui Quatre paires de mains, et toujours le même levain.
La devanture, repeinte la même année.

Le tournant

Vingt ans après, elle a tout changé. Presque.

En 2018, après vingt ans à faire tourner le même four, Léa a tout remis à plat : de la farine de meule achetée à un moulin qu'on peut nommer, des pousses longues de dix-huit heures, et plus un seul additif dans la maison.

Les habitués ont râlé six mois : le pain n'était plus tout à fait le même. Ils ont fini par admettre qu'il était meilleur, ce qui dans un fournil vaut décoration.

Nos engagements

Ce qui ne se négocie pas.

Trois choses sur lesquelles on n'a jamais transigé, même les années où ça aurait arrangé tout le monde.

01 Levain, jamais de levure Quarante-huit heures de fermentation

Le goût vient du temps, pas d'un additif. C'est plus long, plus fragile, et ça ne se rattrape pas si on démarre en retard.

02 Farine de meule Deux moulins, à moins de cent kilomètres

On connaît les deux meuniers par leur prénom. Le blé change avec les années, le pain aussi, et on l'assume.

03 Rien de la veille Ce qui reste part à l'association du quartier

Un pain de la veille vendu comme frais, c'est une fois. On préfère donner et cuire juste.

La maison

Ceux qui se lèvent à quatre heures.

Le pain que vous achetez à sept heures a été façonné par l'un d'eux pendant que vous dormiez.

Léa Marchand Boulangère, fondatrice

Elle a ouvert le fournil en 1998 et nourrit le même levain depuis. C'est elle qui décide de la cuisson quand la pâte hésite.

Samuel Oliveira Tourier

Le beurre, le froid, le temps. Il plie les viennoiseries à quatre heures et refuse de les presser.

Amina Kaci Pâtissière

Elle change la vitrine chaque semaine selon ce que le marché donne. Rien ne reste par habitude.

Pierre Aubry Comptoir

Il connaît le pain de chacun. Il vous dira aussi quand attendre dix minutes pour l'avoir chaud.

Le mieux, c'est encore de goûter.

On raconte mal. On cuit mieux. La porte est ouverte à sept heures.

Voir la carte Nous trouver