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Actualités Le fournil

La galette, et pourquoi on la fait durer

1 min de lecture

Trois semaines de galette au lieu de deux jours de fève. Ce n'est pas du commerce : c'est une question de four.


Un four ne se rallume pas pour une fournée

Monter le four à la bonne température prend une nuit. Le redescendre aussi. Faire de la galette deux jours par an, ça voudrait dire chauffer pour rien les trois quarts du temps — et vendre une galette qui a coûté le prix du chauffage.

Alors on l'installe dans le calendrier : de la première semaine de janvier à la fin du mois. Le four tourne plein, la pâte feuilletée a le temps d'être faite le matin même, et le prix reste celui d'un gâteau, pas celui d'un événement.

La fève reste une fève

Une par galette, en porcelaine, et le même dessin toute la saison. On nous demande souvent d'en mettre deux « pour les enfants ». On ne le fait pas : à deux fèves, personne n'est roi.

Une galette en février, ça ne choque que ceux qui n'ont jamais allumé un four à bois.

Marc

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