Méthode

La relance est un symptôme

Une relance ne se compte nulle part. Elle n’apparaît sur aucun tableau de bord, elle ne fait perdre officiellement aucune heure, et pourtant tout le monde sait à peu près combien il en envoie dans une semaine. C’est le coût le mieux partagé et le moins mesuré d’une organisation.

Ce qu’elle signale est toujours la même chose : la demande est partie sans ce qu’il fallait pour y répondre. Il manquait une pièce, un montant, un responsable, ou simplement la raison. La personne d’en face ne pouvait pas décider, alors elle a attendu, et il a fallu revenir.

On peut donc traiter le symptôme — écrire de meilleures relances, en écrire moins, les automatiser — ou traiter la cause, qui est de ne jamais laisser partir une demande incomplète. La seconde option est plus ennuyeuse à construire. Elle est la seule qui fasse baisser le chiffre.

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